Longer pour le galop 4
Objectifs du GALOP 4
- Les aides du travail à pied
- Détendre un cheval/poney à la longe
Les différents objectifs du travail à la longe
- Donner de l’exercice au cheval lorsqu’on n’a pas le temps de l’atteler.
- Détendre un cheval chaud et/ou difficile avant le travail.
- Faire travailler un cheval blessé au dos et qu’il est impossible d’atteler. (harnais)
- Eduquer un cheval aux ordres vocaux du meneur.
- Travailler l’incurvation du cheval sur le cercle, afin de l’assouplir
- Travailler un certain placer de tête du sujet, grâce à des enrênements spéciaux.
- Préparer au travail en liberté et aux longues rênes
- Confiance en l’homme à pied
- Education du dresseur : Développement de la psychologie du cheval, Étude de sa locomotion, Établissement du dialogue vocal et gestuel
Au niveau Galop 4, on s’intéresse surtout à l’objectif n° 1 et 2 du travail à la longe. Au galop 3, nous avons vu l’objectif n° 9. Une autre partie sera étudiée pour le galop 6, mais il faut garder à l’esprit, que le dressage du cheval d’attelage se fera surtout aux longues rênes.
Le matériel
- Une longe
- Un surfaix
- Une embouchur
- Une chambrière
- Un enrênement (son choix ne doit pas être un hasard)
Pour protéger les membres du cheval, mettez des guêtres et cloches. Vérifier également comment est ajusté le caveçon/licol/filet afin que le tout ne puisse tourner et blesser l’œil du cheval avec les montants.
Les aides
Les aides sont les moyens qui permettent de communiquer avec le cheval :
Elles agissent pour demander une action,
résistent pour continuer la demande ou interdire une réponse autre que celle attendue,
cèdent pour autoriser la réponse ou faciliter une action.
Elles doivent être employées de façon coordonnée entre elles.
La voix : les ordres doivent être donnés avec les bons termes et les bonnes intonations (voir la fiche sur la voix)
La main : Elle agit pour laisser avancer, ralentir, équilibrer, tourner par l’intermédiaire de la longe. Des oscillations horizontales sur la longe serviront pour éloigner le cheval du centre du cercle. Des oscillations verticales serviront pour indiquer de ralentir ou de s’arrêter si la voix ne suffit pas.
La chambrière : elle doit être équilibrée afin d’éviter les crampes dans la main. La chambrière n’est pas un fouet. Il est important que le cheval y soit totalement habitué. C’est un manche flexible munie d’une lanière en cuir à l’extrémité.
C’est en voltige que l’utilisation de la chambrière est la plus fine, avec diverses positions et déplacements ayant des significations précises qui permettent au longeur de ne pas utiliser sa voix et de pouvoir parler aux voltigeurs si besoin.
L’emploi de la chambrière indique au cheval/poney s’il doit accélérer, ralentir ou modifier son équilibre.
- sur l’épaule ou dans le pli du coude, pointe vers le haut : repos
- derrière, pointe au sol : neutre (pas d’action)
- pointe vers la queue : action impulsive et équilibrante
- pointe vers la sangle : action directrice ou rééquilibrante
- pointe en avant de la tête : action freinante et équilibrante, arrêt.
TECHNIQUE
Pour tenir de la longe :
Prendre la poignée de la longe dans sa main intérieure, et faire de grands anneaux.
Cette façon de procéder doit vous permettre de libérer de la longueur au fur et à mesure des besoins. La longe ne doit pas traîner au sol.
DETENTE DU CHEVAL / PONEY
Mettre sur le cercle :
En restant au centre, demander au cheval/poney de s’éloigner : pour cela, déplacez-vous près de la sangle, et écartez le bras extérieur (chambrière derrière ou dans le prolongement du bras selon la réactivité du cheval) et laissez glisser la longe dans l’autre main. Accompagnez le cheval sur quelques mètres, puis laissez filer la longe en plaçant la chambrière momentanément derrière la queue.
Détente :
La séance ne devra jamais dépasser les 35 minutes et être la plus symétrique possible. Il ne faut pas hésiter à changer de main souvent plutôt que de faire l’ensemble du travail à une main avant de passer à l’autre.
Ces changements périodiques visent également à ne pas surcharger un côté par rapport à l’autre, l’effort des membres extérieurs étant accru par la trajectoire circulaire.
Ne prenez pas l’habitude de commencer toujours à la même main, sauf si votre cheval présente une dissymétrie prononcée. Dans ce cas, commencez par le côté facile pour favoriser la décontraction.
Si l’on utilise un enrênement : il s’ajuste progressivement après la détente. L’étude des différents enrênements sera approfondie au Galop 6.
DIFFICULTÉS POSSIBLES
Le cheval tire sur la longe
Le longeur doit utiliser un rond, un petit manège ou le coin d’un manège. Il doit prendre et rendre, vibrer mais ne pas se cramponner à la longe.
Ne pas travailler au galop tant que le trot de travail n'est pas stable et calme sur un grand cercle : utilisaez les murs, puis un cercle plus petit. En tirant sur la longe, le cheval risquerait de se désunir, victime de la traction combinée à la force centrifuge.
Le cheval coupe le cercle
Le longeur pointe la chambrière en direction du passage de sangle en appuyant son geste de l’ordre « piste ! » ou « ta place ! » et en faisant vibrer la longe.
Le cheval n’avance pas
Se montrer plus présent et énergique au niveau de la posture, vérifier l'intonation des ordres, se placer plus en arrière.
Marcher en ligne droite et effectuer plusieurs transitions pour sensibiliser le cheval aux ordres donnés.
Ne pas gêner le déplacement du cheval par une action de main.
Le cheval va trop vite
Le mettre sur un grand cercle. Si le lieu s’y prête, laisser le cheval tourner en s’appuyant sur les cotés.
Calmer de la voix. Puis raccourcir un peu la longe, pour avoir une place plus à la hauteur de l’épaule.
Continuer de calmer de la voix.
Le cheval fait face
Le longeur dirige immédiatement la chambrière sur le côté du cheval pour l'empêcher de faire demi-tour. Dans le même temps, stimuler de la voix pour reprendre l'action. Prolonger l'ordre avec la chambrière. Indiquer la direction au cheval en le touchant à l'épaule avec la chambrière.
Pour anticiper avec un cheval qui fait face : adopter une place plus en arrière de la sangle pour avoir une présence propulsive. Aller en direction des hanches pour le chasser vers son cercle si besoin. Suivre le cheval avec la chambrière et la diriger calmement mais fermement vers les épaules au moindre signal de pivotement.
Travailler les transitions et utiliser les longues rênes pour perfectionner l'orientation et la conduite
Gaîté
La détente en longe du cheval permet de mettre en train et de faire disparaître les raideurs dues à l’immobilité. Des sauts de joies (gaîté) sont possibles.
Il ne faut pas réprimer les mouvements de gaîté tant qu’ils ne dégénèrent pas en bonds ou en fuites désordonnée.
L'utilisation de la formule "leur laisser jeter le feu de l’écurie" ne veut pas dire que tout est autorisé.
